Balayer le plancher & découvrir des trésors

Balayer le plancher & découvrir des trésors


Aujourdh'ui je ne tourne pas une page de ma vie, j'ai pris le bouquin et je me suis amusée à arracher chaque page une par une, me disant que je rachèterai un cahier neuf où ne pèserait plus le poids de la vie.




"Et non,"


Je
ne regrette r-i-e-n.


Ni
le bien qu'on m'a fait,
Ni
le mal,
T
out ça m'est bien égal.

Je
ne regrette rien.
C
'est payé, balayé, oublié,
Je
me fous du passé.

A
vec mes souvenirs,
J
'ai allumé le feu.
Mes chagrins, mes plaisirs,
Je n'ai plus besoin d'eux.

Ba
layés les amours,
Je
repars à zéro.

Je
ne regrette rien
Ca
r ma vie, car mes joies...

Aujourd'hui, ça commence avec toi.

Edith Piaf



Sur la photo : Julien

# Posté le lundi 18 août 2008 07:59

Modifié le lundi 18 août 2008 08:11

J'ai découvert dans mon miroir...

J'ai découvert dans mon miroir...
Si je m'en souviens bien, c'est vers l'âge de treize ans que j'ai pour la première fois décidé de me mettre à la diète. Enfant, j'étais menue, fine et légère. A la puberté, de deux choses l'une, j'ai arrêté la danse, une vraie passion, mais encore, mes seins ont gonflés et se sont appesantis, mes cuisses se sont remplies, mes fesses alourdies, je devenais ronde. Ces transformations m'embarrassaient. Pire, elles me faisaient horreur. Qui était cette autre qui poussait en moi au mépris de celle que je voulais rester ? Enfin, il y a eu les règles et mon ventre tendu et douloureux chaque mois. J'avais toujours faim, à force qu'on me prive de tout, ce fut la seule réponse que j'avais trouvé pour apaiser ma peur de devenir celle que je ne voulais pas. Une réponse qui me tua. J'étais devenue boulimique et en surpoids.




Photo : Prise dans un appartement de Bruxelles Centre.

# Posté le lundi 18 août 2008 09:18

Modifié le mardi 19 août 2008 07:06

Indicible besoin de rien.

Indicible besoin de rien.


Un jour, j'ai découvert dans mon miroir le reflet d'une fille trop grosse à mon goût...



Alors que j'ai découvert éprouver un plaisir indicible à maîtriser mon appétit. A mon grand étonnement, j'expérimentais des sensations nouvelles, inhabituelles, clandestines. Ce tiraillement constant du côté de mon estomac est devenu une véritable présence, un vide consenti, une brèche que j'ouvrais dans mon corps avec le sentiment aigu de tout dominer, de savoir exactement où j'allais... Rapidement, c'est devenu ma drogue: j'avais un besoin de manger rien. Un rien qui devenait la chose la plus essentielle à consommer. Un rien désirable. Je n'avais pas encore compris que ne plus manger signifie très exactement se mettre à l'écart.




Pix : Du monkeys pour exprimer le rien du rachitique.
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# Posté le lundi 18 août 2008 09:53

Modifié le mardi 19 août 2008 07:06

Une première fois.

Une première fois.
J'étais libre : mon corps m'obéirait sormais.



Bientôt, j'ai m'arrêter, au bord de l'explosion. plus rien ne passait. J'ai senti une nausée irrépréssible monter, monter, monter. Le monde tanguait. J'avais le coeur au bord des lèvres, un gout aigre dans la bouche. Mon front s'est couvert de sueur. Tout tournait autour de moi. J'ai couru aux toilettes. J'ai voulu vomir, sans résultat. Alors j'ai introduit deux doigts dans ma gorge, le plus loin possible et j'ai poustrès fort.




Photo : Une rose pour signer lebut de la fin.
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# Posté le lundi 18 août 2008 10:04

Modifié le lundi 18 août 2008 19:11

A n'y rien comprendre !

A n'y rien comprendre !
Perdue cette nuit, son odeur, sa peau contre la mienne, ses cheveux qui lui cachent la moitié du visage, son petit air narquois, tout ça me manque. Comme la lune manque au soleil, mais la nuit ne rencontre le jour qu'à l'aurore et au lever des étoiles. Une histoire impossible en définitive. Mais moi j'y crois, comme je crois toujours aux contes de fées. Et le monde me murmure que j'ai tord d'espérer qu'un jour il puisse m'aimer...




Embrasse-moi dessus bord,
Vien
s mon ange
Ret
racer le Ciel,
J'irai
crucifier ton corps,
Pourra
is-je t'épunaiser tes ailes?
T'embr
asser,
Te mor
dre en même temps,
E
nfoncer mes ongles dans ton dos brûlant.
T
e supplier de me revenir
Et
tout faire
O t
out, pour te voir partir.
Et
viens,
Emmène
-moi là-bas,
D
onne-moi ta main
Qu
e je ne la prenne pas.
Ecorc
her mes ailes,
Envole
-moi,
E
t laisse-moi tranquille à la fois.
Mille fois, entrelaçons-nous
Et laç
ons nous-même en dessous
Ser
re-moi encore,
Serre-
moi,
Ju
squ'à étouffer de toi.

Mais...

Il
y a des salauds
Qui
pient le coeur des femmes
Et
des femmes qui ne savent plus trop
D'où
l'amour tire son charme
Papi
llons de fleur en fleur
D'am
our en amour
D
e coeur
Ceux q
ui n'ont qu'une étoile
Ou ce
ux qui brûlent leurs voiles...


Tryo




Pie mon coeur mais je t'en prie, ne joue pas.



Pix : Comme sur une table de billard où deux mondes s'entrechoquent.


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# Posté le lundi 18 août 2008 18:05

Modifié le lundi 18 août 2008 18:38